Connaissez-vous l’origine du « poisson d’avril » ?

 

Depuis plusieurs siècles, dans de nombreux pays, le 1er avril est l’occasion pour les petits et les grands («for young and old alike») de faire des farces («to play practical jokes»). Poissons accrochés dans le dos («paper fishes pinned on people’s backs»), blagues de bon ou mauvais goût («good or sick jokes»), ou canulars («hoaxes») dans les médias, les farceurs («pranksters») s’en donnent à cœur joie pour perpétuer la tradition («to continue the tradition»).

Mais quelles sont les origines de cette pratique ? Parmi plusieurs théories, la plus répandue («widespread») remonte au seizième siècle («dates back to the sixteenth century»). En 1564, le roi de France Charles IX décida d’adopter le calendrier grégorien («to adopt the Gregorian calendar») et fixa officiellement le début d’année au 1er janvier, au lieu du 1er avril. Mais de nombreux Français continuèrent à célébrer la nouvelle année le 1er avril. À cette date, les années suivantes, on se moqua de ces traditionalistes («people made fun of these traditionalists») en leur jouant des tours («by playing tricks on them») ou en leur offrant des cadeaux factices («or by giving them fake presents»), par exemple le faux poisson accroché au dos.

Cette coutume française s’est exportée notamment dans les pays anglo-saxons («Anglo-Saxon countries»). Le All Fool’s Day (littéralement « le jour de tous les idiots ») a donné lieu à des variantes amusantes selon les pays. Au Royaume-Uni, plus particulièrement en Écosse, on fête le premier avril («April Fools’ day») pendant deux jours. Et si vous vous faites piéger en Angleterre, on vous traitera de « nouille » («you will be called a noodle»), en plus du classique April fool 

Dans certains pays comme la Nouvelle-Zélande, l’Australie, l’Afrique du Sud ou le Royaume-Uni, les plaisanteries durent jusqu’à midi («until noon» ou «the joking ceases at midday»). Au-delà, les blagueurs («jokers») sont à leur tour moqués («taunted»), avec cette petite rengaine : «April Fool is gone and past, you’re the bigger fool at last» (qui pourrait se traduire par : « le poisson d’avril est fini depuis longtemps, maintenant c’est toi l’idiot et le roi des bernés »)

Enfin, le virus du poisson d’avril est très contagieux car même les médias («the media») jouent le jeu depuis des décennies («have been playing the game since decades»). Parmi les canulars («pranks») qui resteront dans les annales («will go down in history»), la BBC a diffusé («broadcasted») en 1957 un documentaire montrant des fermiers suisses qui récoltaient des spaghettis («picking freshly-grown spaghettis») sur des arbres à spaghettis !

Plus récemment, le premier avril 2016, c’est au tour d’une chaîne d’informations en ligne («an online news channel»), consacrée au sport, de piéger («to trick») ses internautes («its Internet users»). Elle diffusa la fausse information selon laquelle («falsely reported that») le footballeur argentin du FC Barcelone, Lionel Messi, avait signé un contrat de 500 millions d’euros avec le club rival : le Real Madrid. Le journaliste avait signé l’article avec le nom « Lirpa Loof », c’est-à-dire « April Fool » épelé à l’envers («spelled backwards») !

Très drôle, n’est-ce pas ? Mais n’oublions pas que les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures ! («Brevity is the soul of wit»)

 

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